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- épisode 1 - Comment fabrique-t-on une chaussure pour enfant ?
Le métier de Chef de produit : pour des chaussures tendances qui vont comme un gant. Tous les ans, un chausseur enfant crée 2 collections de chaussures pour les 0-3 ans. Cela fait près de 200 modèles à imaginer, un processus de création intense. Le chef de produit est le pilote dans l’avion. Ça réfléchit dur dans les locaux de l’entreprise. Il faut penser que lorsque vous achetez une paire de chaussures pour vos enfants, c’est l’aboutissement d’un processus d’un an. Pour la collection automne-hiver, l’arrivée des chaussures en magasin coïncide avec la rentrée des classes . 12 mois auparavant, Le chef de produit et son équipe ont commencé à travailler sur les modèles. Première étape, il faut imaginer ce que sera la mode de la saison suivante. Humer l’air du temps. Pour déterminer les tendances fortes de la mode, le chausseur s’appuie sur l’inspiration fertile de ses stylistes. L’entreprise consulte aussi des « bureaux de styles ». Ce sont de grandes agences, mondialement reconnues, qui proposent des thèmes régulièrement renouvelés. Pour l’hiver, cela peut être par exemple « Pôle nord ». L’entreprise est libre de s’approprier ce thème ou non, mais cela donne une première indication. C’est important, car ces bureaux travaillent aussi avec l’industrie textile. Cela permet de ne pas arriver comme un cheveu sur la soupe, et d’avoir des coloris pour les chaussures qui se marient avec les vêtements. Être à l’écoute. Pendant près de 5 mois, les équipes dessinent des croquis innovants, rencontrent les fournisseurs, produisent des prototypes, passent des commandes, pour finalement définir quelles chaussures accompagneront les premiers pas de vos enfants. Et cela change. Dans le passé, pendant l’été, les chausseurs vendaient beaucoup de modèles avec des boucles. Aujourd’hui, le « scratch » du velcro est devenu familier. Les crèches ne veulent plus de boucles pour les bébés, il faut que les enfants puissent se chausser et se déchausser rapidement ».Les collections de chaussures se suivent donc, et ne se ressemblent pas. La mode enfant évolue aussi vite que la mode adulte. Il y a quelques années le corail était un nouveau coloris. La demande était forte. Il fallait l’avoir pour plaire aux clients. Dans ce renouvellement permanent, quelques modèles parviennent cependant à marquer les esprits. Vous cherchez le spécialiste chaussures bébé et enfant dégriffées à Grenoble ? Des prix bas et des conseils... DKS : c'est bien fait pour tes pieds !
- épisode 7 - Comment fabrique-t-on une chaussure pour enfant ?
Les chaussures bébé en sept lieux : le montage Une fois que les coupeuses, et que les piqueuses ont monté le haut de la chaussure, il reste un détail important : mettre une semelle à la chaussure. Visite guidée en images, de l’atelier de montage. Le premier travail est de préparer la semelle. Chaque modèle a une semelle personnalisée. Il faut la nettoyer, pour qu’elle soit bien propre. Ainsi, la semelle adhérera parfaitement à la petite chaussure. La deuxième étape est d’agrafer la « première de montage », c’est-à-dire le fond de la chaussure, à la « forme ». De couleur verte, la « forme » est fabriquée dans les ateliers. Chaque modèle a sa propre « forme ». Taillée dans du plastique, elle représente le pied de bébé. Le but est de parfaitement ajuster la chaussure bébé, à son pied. On passe ensuite à la phase « collage ». De la colle néoprène est appliquée sur les « prises de montage ». Ce sont les morceaux de cuirs, qui dépassent des flancs, et des brides. Ils viendront se coller sous la chaussure, pour une solidité maximale. Pour activer la colle, les chaussures bébé sont placées pendant quelques instants dans un four à 98/100 °C. La colle néoprène a la particularité de sécher avec la chaleur. L’arrière de la chaussure est collé à la main, mais l’avant est fait à la machine. Comme chaque modèle est différent, à chaque fois le réglage de la machine est modifié. Il est choisi en fonction du cuir utilisé. Plus le cuir est ferme, plus les pinces vont tirer. Cette technique permet à la « forme » verte, de donner sa forme à la chaussure de bébé. C’est ensuite au tour du cardage. Avec une lime, il enlève la fleur du cuir, sous la chaussure, et à l’endroit où la semelle va être apposée. Il s’agit de gratter la pellicule superficielle du cuir. Ainsi, la semelle pourra bien coller. On doit faire attention à ne pas dépasser, pour ne pas défigurer la chaussure. Avant de coller la semelle, on prend soin de mettre un petit bout de feutre sous le pied. Il servira de tampon, et bébé pourra confortablement marcher. Quand la semelle est collée, la chaussure est placée dans un four. La colle sèche. Quand la petite chaussure est encore chaude, elle est pressée. C’est-à-dire qu’elle passe dans une presse à air comprimé. Bébé pourra marcher à quatre pattes, courir, sauter, la semelle restera bien attachée. A la sortie, la chaussure est mise au frigo. Sous l’action d’une soufflerie à -15 °C, le cuir va se retendre, pour ne plus bouger. Dernière étape, on « déforme » la chaussure. C’est-à-dire que la forme en plastique est enlevée. La chaussure est ensuite contrôlée. La qualité, la solidité, tout y est. La nouvelle paire de chaussure bébé est prête à être emballée, et expédiée ! Vous cherchez le spécialiste chaussures bébé et enfant dégriffées à Grenoble ? Des prix bas et des conseils toute l’année... DKS : c'est bien fait pour tes pieds !
- épisode 8 - Comment fabrique-t-on une chaussure pour enfant ?
L’art de faire rentrer des triangles dans des carrés Chez les fabricants de chaussures, il existe un Bureau des Méthodes. Un nom obscur, pour un rôle fondamental : c’est lui qui calcule toutes les surfaces de cuir, de textiles, et les longueurs de fil nécessaires, pour fabriquer toutes les chaussures bébé. Limiter les pertes Au Bureau des Méthodes, on utilise des tas de mots qui font un peu peur : nomenclature, fichier DXF, ou coefficient de réajustement. En clair, le rôle du Bureau est d’estimer le matériel indispensable pour fabriquer une collection. Et l’équation n’est pas simple. Comme les pieds des enfants ne sont pas carrés, quand vous découpez des formes, vous allez forcément perdre de la matière. Si vous les positionnez rationnellement, vous allez toujours perdre de la matière, mais moins. Sur un modèle de chaussure donné, le Bureau des Méthodes commence par relever toutes les dimensions: habillage extérieur, doublure, semelle intérieure, et renforts cachés. Ces données sont rentrées dans un ordinateur. Le logiciel calcule ainsi le « coefficient de réajustement », c’est-à-dire le pourcentage de matière perdue, quand on met 2 pièces identiques côte à côte. Imaginons que ce coefficient est de 1.15, l’ordinateur comptera 15 % de matière en plus à commander. Cette surface est ensuite multipliée par 2, pour prendre en compte le pied droit, et le pied gauche. A chaque pièce, une matière et une couleur Quand on regarde une chaussure bébé, la diversité des pièces et des couleurs saute aux yeux. Aux pieds des bébés, c’est un bonheur à regarder. A fabriquer, ce sont autant de cuirs et de textiles différents à commander. Pour s’y retrouver, le Bureau des Méthodes associe une lettre, à tous les éléments d’une même couleur. Par exemple, le A renvoie à une bride et à une fleur mauves, le B à un velcro jaune. La matière est aussi prise en compte. On peut ainsi avoir de grands besoins en cuir verni rouge, et moins en cuir grainé brun. Cela permet d’affiner les besoins. Tout cela est déjà casse-tête, mais ce n’est pas terminé. L’étape suivante est de définir ce qu’on appelle le « coefficient de chute ». Par expérience, on sait que l’on n’utilise jamais 100 % d’une matière. Dans le cuir, il y a toujours des défauts. En fonction de la matière, l’ordinateur calcule donc un coefficient de pertes supplémentaire. C’est autant à rajouter à la surface à commander. Fixer le prix de la chaussure Toutes ces données collectées servent à fixer un coût de fabrication, c’est le PRI. Le PRI est calculé à partir du prix de la matière, du coût de l’outillage, de certains frais de transports, plus des MPI. Les MPI sont les Matières Premières Indéterminées. Par exemple, le scotch utilisé pour fermer un carton de 20 chaussures est une MPI. On sait que cela a un coût, mais il n’est pas quantifiable. Le Bureau des Méthodes se base sur un historique d’utilisation, pour allouer un montant. C’est autant à ajouter dans le PRI. Le PRI tient aussi compte du coût de la main-d’œuvre. Pour le déterminer, le Bureau des Méthodes établit une liste de toutes les étapes de fabrication d’une chaussure bébé. Un employé du Bureau des Méthodes reproduit les actions sur sa table à digitaliser, reliée à son ordinateur. Ainsi, pour piquer un velcro sur une bride, le temps alloué est d’1 minute. Chaque étape est minutée, pour calculer le coût de fabrication.Avec tous ces éléments, l’entreprise peut fixer le PRI, et donc un prix de vente. Quand on pense qu’avant, le Bureau des Méthodes travaillait à la main, à l’aide d’un papier millimétré. On imagine que l’informatique a bien changé leur vie. Vous cherchez le spécialiste chaussures bébé et enfant dégriffées à Grenoble ? Des prix bas et des conseils toute l’année... DKS : c'est bien fait pour tes pieds !
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